Dans la même rubrique...

dimanche 14 août 2005

Ruah "Souffle de Vie"

« Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant. »
Genèse (2, 7)

Bien respirer

Découvrons ensemble les bienfaits de ce double mouvement dans tout notre être.
Inspirer et expirer, recevoir et donner, descendre au plus profond de nous-mêmes pour rencontrer Celui qui est la Paix : Jésus-Christ.
Il s’agit, par des exercices très simples, d’apprendre à respirer correctement ( point d’appui, colonne d’air, détente...).
Ce travail nous permettra de remettre à l’endroit ce qui en nous est si souvent à l’envers, non seulement dans notre corps, mais dans tout notre être.
Faire « fondre » nos tensions en retrouvant notre centre vital, notre unité profonde, devenir disponibles, présents, trouver le silence intérieur. Goûter la présence de Dieu en nous.
Respirer ! Car souvent la vie nous oppresse et nous manquons d’air, nous courons après le temps, et les bruits du monde nous assaillent.
Serait-il possible de « respirer le Saint Esprit » ?
Lui qui, comme une brise légère, nous rafraîchit, nous donne la Vie pour qu’elle se répande en nous et autour de nous.

« Il leur dit alors, de nouveau : "Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie."
Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : "Recevez l’Esprit Saint" »
Jean (20, 21-22)

Lieu des sessions

Le Clos St Joseph - 69610 ST GENIS L’ARGENTIERE
Tél : 04.74.26.13.71
Mob : 06.10.20.12.29
Fax : 04.74.26.20.12

Dates

  • 17 et 18 janvier 2009
  • 14 et 15 mars 2009
  • 9 et 10 mai 2009

Horaires : du samedi 13h30 précises au dimanche 17h

Renseignements pratiques

  • Merci d’apporter vos draps.
  • Nous vous conseillons aussi une tenue pratique et un tapis de sol pour les exercices.

Vos témoignages

  • Libérée de ma timidité 12 mai 2007, par Chantal

    Je suis née à 6 mois et demi. Devant ce corps si petit et tout bleu, le médecin a deviné une mort rapide et a préféré s’occuper de maman en lui prodiguant les soins dont elle avait besoin. J’ai été mise de côté, déjà oubliée, si bien que personne n’a entendu mon souffle extrêmement ténu. Par grâce, j’ai survécu, à la plus grande joie de mes parents.

    J’ai toujours été quelqu’un de timide, n’osant déranger personne, osant à peine respirer. Jusqu’à un passé récent, je me sentais bloquée dans mon corps, je ne me permettais pas de faire du bruit, d’entendre ma voix, ni même de chanter. Je devais à tout prix me faire oublier et je manquais d’air. Au mois de mars 2007, ressentant un besoin urgent de mieux respirer, je me suis inscrite au week-end « Ruah ». Le samedi après-midi, nous nous allongeons sur des tapis de sol : la position allongée favorise un état de repos et de disponibilité qui permet une attention soutenue aux sensations. Richard, l’animateur, demande alors de prendre conscience des deux mouvements de la respiration abdominale. Je pose les mains sur mon ventre qui se soulève à l’inspiration et redescend à l’expiration. Il nous demande de gonfler « notre ballon » (ventre) et de le dégonfler avec plus d’amplitude en faisant travailler le diaphragme et les muscles abdominaux.

    Quelques mouvements respiratoires ont suffi pour que je me retrouve à la maternité ! L’air inspiré a rempli mes poumons et s’est engouffré au plus profond de mes entrailles. Je vivais une nouvelle naissance. J’avais le droit de respirer, je reprenais vie. Dieu qui inspire, qui insuffle l’haleine de vie ! Je découvrais mon souffle, j’accueillais la vie. Richard a rappelé alors la mort de Jésus sur la croix : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. Ayant dit cela, il expira. » (Luc 23, 46). A la naissance nous recevons le souffle de Dieu, à la mort nous expirons notre dernier souffle et nous retournons à Dieu. Ce souvenir de la passion et de la mort de Jésus m’a rappelé ma propre souffrance, celle que j’avais endurée durant de longues années. J’ai senti à nouveau une fermeture, un repli sur moi-même.

    Durant l’exercice suivant, j’ai repris vie une seconde fois : en suivant intérieurement le trajet de l’air, je suis descendue à la rencontre de Celui qui est la Vie, le Souffle créateur (« Ruah » en hébreu). « A moins de naître d’en-haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. » (Jean 3, 3) Naître de nouveau, laisser le Souffle de Dieu brûler les épines, ranimer les parcelles de vie enfouies, calmer les peurs intérieures. Les bienfaits de cette descente dans mon cœur profond ranimé par le Souffle de Dieu n’allaient pas tarder à se manifester. Le dimanche après-midi, une nouvelle fois allongés sur le dos, nous nous exerçons à la respiration profonde. Quelques minutes s’écoulent et ma voisine, me prenant par la main, gentiment me dit : « tu fais trop de bruit. » Normalement j’aurais dû me confondre en excuses et sentir la honte empourprer mon visage. Rien de tout cela ; j’ai tout simplement éclaté de rire et je ne pouvais plus m’arrêter.

    Joie de vivre, joie d’être, joie d’être libérée de cette timidité qui jusqu’alors m’étouffait. Seul celui qui respire accueille la vie, seul celui qui respire Dieu accueille l’Esprit de Vie.

  • > Ruah "Souffle de Vie" 7 février 2004, par Richard Héritier

    Roquefort les Pins (foyer de charité) 30 avril, 1er mai 2001

    Quel souffle divin ! Quel réconfort ! Merci. Jacqueline

    Quel bienfait de bénéficier du charisme d’un frère, avec grande simplicité. Apport inédit : “nous sommes le temple de l’Esprit.” Merci. Jeannette B.

    Merci pour ces deux jours géniaux. Pour la joie du cœur, du corps, et de ce grand Corps du Christ que nous formons ensemble.

    Merci pour ce merveilleux partage et “apprentissage” de l’expression de la foi et de la Vie. Jocelyne

    Hip hip hip Ruah ! Yves

    Avec toi, je bénis le Seigneur pour tout ce qu’Il nous donne dans cette session. Merci. Florence

    Avec ton cœur tu redresses et apaises : à l’an que veint. Jeannette

    Où que tu ailles, vas-y avec ton cœur ! Merci, Richard, d’être venu... Jusqu’à nous ! Magnificat ! MN

    Vichy (prieuré des sœurs de St Jean) 4 et 5 avril 2003

    Un grand MERCI pour faire passer ton savoir-faire sur le souffle, la respiration et le chant. Un immense MERCI pour nous faire prier, entrer en relation avec Dieu et nous apprendre à accueillir l’Esprit, à écouter la Parole et à l’intérioriser. Et puis j’ai été “profondément” ! touchée par la prière (celle de la veillée et celle de la fin). Ce fût pour moi une expérience impressionnante, mais source de paix et de grâce. Martine et moi avons été bouleversées par ton accompagnement, ton intercession, les paroles (de vie) les chants en langues pendant l’imposition des mains. L’Esprit de Dieu était vraiment présent, pour nous toucher là où nous en avions besoin. Karine

    Un petit mot sur les transformations que ce week-end m’a apportées. Je découvre la valeur de la louange qui nous redonne un cœur d’enfant... je crois que le Seigneur m’a donné un avant-goût de ce qu’Il me destine à recevoir en plénitude : c’était lors de la prière. J’ai senti cette colère profonde qui m’avait permis de me protéger du besoin d’amour paternel. Elle est devenue après ma conversion un obstacle dans ma relation à Dieu le Père, source de vie et d’amour. Voilà une prise de conscience qui ne résout pas tout mais me remet en route : “Seigneur, montre-nous ton Amour et nous serons sauvés, Alléluia ! Martine

  • Témoignage de Joëlle 28 janvier 2004, par w
    Au cours de la deuxième séance du “souffle de vie”, n’ayant plus trop d’appréhension ou de méfiance quant aux exercices proposés, j’essayais donc de suivre consciencieusement les indications de Richard sur la respiration. Je constatai que je respirais mal et très peu.
    Lorsque Richard dit : “allez ! respirez l’Esprit-Saint à fond et accueillez-le partout en vous !” (je ne le cite sûrement pas mot à mot !...), je perçus que j’avais totalement ignoré une partie de mon corps, celle où j’avais vécu une fausse couche il y a plusieurs années. Pendant tout le reste de la séance, j’avais l’image d’un petit cercueil à la place de mon bas-ventre et je réalisais que sans le vouloir, j’avais refusé l’accès de l’air, ... du souffle de vie à ce lieu, (mes “oubliettes”...).
    C’est pendant l’Eucharistie qui a suivi (et au moment même du baiser de paix) que j’ai pu (enfin !) pleurer ce bébé non-né et accueillir cette douce lumière de la vie dans tout mon corps. Depuis, je médite presque tous les jours cette phrase de Saint Paul :
    “Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint-Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ?” (1 Co 6, 19)
  • Témoignage Geneviève Esquier 28 janvier 2004, par r
    Richard nous a expliqué comment respirer en allant chercher le souffle de vie du Seigneur au fond de nos entrailles. Je me suis mise à faire comme il le montrait et alors j’ai compris, comme il nous l’avait dit, que Dieu était avec moi dans la chambre nuptiale de son amour et qu’il me fallait “descendre en moi-même afin de le rejoindre...”
    Cela m’avait paru difficile à comprendre et cela devenait évident pendant les exercices de respiration. A tel point que tout le reste de la journée et même la nuit, à plusieurs reprises en me réveillant, je ne pouvais plus m’empêcher de respirer comme il l’avait expliqué. Ce sont ces exercices de “souffle de vie” qui m’ont montré qu’il était concrètement possible de “prier avec le cœur”, sans passer par la tête. Tellement, que dès le lendemain, non seulement j’ai trouvé une intimité sensible nouvelle avec le Seigneur, mais mon corps aussi était complètement débloqué, comme si je sortais de chez l’ostéopathe !
    A la pause de l’après-midi, il a fallu que je parte marcher et courir, tellement tout cela “baignait dans l’huile” et m’émerveillait. Il y avait des blocages installés dans mon bassin qui dataient de mon enfance (accident de voiture), d’autres dans mon cou, plus récents et que même des séances de kinésithérapie n’avaient pas beaucoup améliorés.
    Merci, Seigneur, pour tes profondes merveilles quotidiennes et ta si délicate simplicité !